LE FAIRE CONNAITRE


LE FAIRE CONNAITRE

 

Dimanche 14 juin 2026

Semaine 12 : Le faire connaitre

Thème général : Grandir dans sa relation avec Dieu.

 

Verset-clé : Le Seigneur, l'Éternel, m'a donné une langue exercée, Pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu ; Il éveille, chaque matin, il éveille mon oreille, Pour que j'écoute comme écoutent des disciples (Esaïe 50:4).

 

INTRODUCTION

Nous vivons à une époque où l’image compte souvent davantage que la réalité. Dans le théâtre grec, l’hypokritēs était l’acteur qui parlait derrière un masque et incarnait un personnage qui n’était pas lui-même. 

Avec le temps, ce mot est devenu celui que Jésus emploie à plusieurs reprises pour dénoncer une religion qui soigne les apparences tout en négligeant la transformation du cœur. Le plus grand danger pour le témoignage chrétien n’est peut-être donc pas le silence, mais le décalage entre ce que nous proclamons et ce que nous vivons.


Une parole impatiente, un geste de mépris, une réaction égoïste ou, au contraire, une attitude empreinte de grâce et de compassion, donnent chaque jour une certaine image de Dieu. Beaucoup liront notre vie avant d’ouvrir une Bible, et leur première idée du Chrétien sera parfois celle qu’ils auront aperçue en nous.


Dieu ne nous appelle pas à jouer un rôle religieux ni à porter le masque d’une piété de circonstance. Il nous appelle à demeurer avec Lui jusqu’à ce que Sa présence transforme notre caractère. Alors, le témoignage cesse d’être une technique d’évangélisation pour devenir le débordement naturel d’une relation vivante avec le Christ.


C’est précisément le fil conducteur de cette semaine : grandir afin de mieux Le faire connaître. Car celui qui marche véritablement avec Jésus finit toujours, d’une manière ou d’une autre, par conduire les autres vers Lui.


👉 Avant de nous demander comment annoncer le Christ, il convient peut-être de nous laisser interroger par ce que notre propre vie annonce déjà.

 

QUESTIONS DE RÉFLEXION

· Qu’y a-t-il de plus important que de partager Jésus ?

· Comment être prêts à parler de Jésus sans donner l’impression d’une piété affectée ou prétentieuse ?

· Quels dangers l’Église organisée affronte-t-elle dans sa mission de faire connaître Jésus au monde ?

· Qu’est-ce qui manque à une grande partie de l’évangélisation menée par les Églises chrétiennes ?

· Comment intégrons-nous le grand conflit entre le bien et le mal dans notre présentation de Jésus ?

 

👉 Ces questions ne sont pas nouvelles. Depuis les premiers disciples jusqu’aux croyants de notre temps, elles ont nourri la réflexion et l’expérience de ceux qui ont voulu faire connaître Jésus.

 

CITATIONS

1. Partager Jésus est aussi simple que de rejoindre les autres dans ce qui les passionne ou dans ce qui les fait souffrir. Alvin L. Reid


2. Reflétez le Christ par des paroles bienveillantes, la patience, une disposition douce, l’amour et le respect. Billy Graham


3. Certains d’entre nous frémissent à la seule idée de parler de Jésus aux autres. Nous redoutons ce que les gens penseront si nous évoquons Dieu dans le monde d’aujourd’hui. Aborder le sujet de la religion et de Dieu, et, osons le dire, prononcer le nom de Jésus peut être très intimidant, voire franchement effrayant. Alicia,
https://www.christianwomenscorner.com/how-to-share-jesus.html


4. Si vous pouvez marcher avec Dieu et annoncer la Bonne Nouvelle, voilà le plus grand héritage que vous puissiez laisser. Luis Palau


5. Les chrétiens pensent souvent que la personne perdue les rejette, alors qu’en réalité c’est Jésus qu’elle rejette. Nous devons toujours nous rappeler que c’est l’Évangile que les gens refusent, et non nous-mêmes. Nous devons abandonner l’idée selon laquelle c’est nous qui les gagnons et reconnaître que c’est le Seigneur qui les gagne. Bill Fay


6. Sachant quel terrible destin attend ceux qui sont sans Christ, comment pouvons-nous, nous qui affirmons croire aux Écritures et aimer véritablement les êtres humains, nous abstenir de leur parler de Jésus ? Randy Smith


7. J’ai vu beaucoup trop de chrétiens prêts à parcourir la moitié du monde pour faire du bénévolat pendant une semaine dans un orphelinat, mais incapables de prendre le risque personnel de parler de Jésus au collègue qui travaille, jour après jour, dans le bureau voisin du leur. Lee Strobel


👉 Toutefois, la sagesse des hommes ne saurait remplacer la Parole de Dieu. C’est dans les Écritures que cette semaine trouvera son véritable fondement et sa direction.

 

LA SEMAINE EN BREF

Dans Matthieu 28:18-20, Jésus confie à Ses disciples le grand mandat missionnaire.

Dans 2 Pierre 3:18, l’apôtre exprime le souhait que nous « croissions dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ ». Dans 1 Pierre 3:8–15, il présente un vaste ensemble d’instructions chrétiennes qui culminent par cette exhortation : Soyez toujours prêts à répondre à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous.

Osée 7 rapporte la condamnation divine d’Éphraïm. Zacharie 10 annonce la promesse de Dieu de restaurer Éphraïm et Juda.
Enfin, dans
Ésaïe 50:4, le prophète déclare que Dieu lui a donné une langue instruite afin qu’il sache enseigner et encourager ceux qui sont découragés.


👉 Ces passages bibliques ne constituent pas une juxtaposition de textes. Ensemble, ils dessinent une même vision de la mission chrétienne et invitent à en découvrir la profonde cohérence.

 

COMMENTAIRE GÉNÉRAL

Le 1ᵉʳ janvier 2002, le Comité exécutif de la Conférence générale (CG) adopta les trois valeurs fondamentales de l’Église adventiste : l’unité, la croissance et la qualité de vie. Jan Paulsen, alors président de la CG, affirma que « ces trois valeurs renferment le génie de l’Église » et qu’elles définissent « l’éthos et la conscience de soi » de l’Église.


Unité, croissance et qualité de vie. Ces notions relèvent davantage du management que d’une véritable vision spirituelle. Ces trois « valeurs stratégiques » pourraient tout aussi bien être adoptées et promues par n’importe quelle entreprise ou société commerciale. Ainsi, General Motors, par exemple, reconnaîtrait volontiers l’importance de mettre à disposition des services tels que des structures de garde d’enfants afin de soutenir son personnel, d’améliorer le moral des équipes et d’accroître la satisfaction au travail.


Une institution peut rechercher l’unité, la croissance ou même une meilleure qualité de vie, comme le ferait n’importe quelle organisation humaine, sans jamais perdre de vue ses objectifs de développement. Mais l’Église n’existe pas pour sa propre réussite ; elle existe pour conduire les êtres humains vers Jésus-Christ. Sa véritable identité ne se mesure donc pas d’abord à son fonctionnement, mais à sa fidélité à cette vocation.


C’est pourquoi le témoignage ne commence pas lorsque nous décidons de parler de Dieu ; il commence lorsque notre vie révèle que nous avons été avec Lui. L’anecdote du pasteur qui, en quelques instants de colère dans la circulation, compromit malgré lui le message qu’il s’apprêtait à annoncer rappelle avec force cette réalité : nous représentons le Christ bien avant de prononcer Son nom.


De même, il est plus facile de corriger les défauts des autres que de laisser Dieu transformer les nôtres. L’Évangile ne progresse pas par des masques religieux, mais par des existences authentiquement renouvelées.


Cette semaine nous conduira ainsi à redécouvrir que Dieu n’appelle pas seulement des prédicateurs, mais des ambassadeurs. Il ne choisit pas nécessairement les plus éloquents ni les plus assurés ; Il prépare ceux qu’Il appelle et fait de leurs limites mêmes le lieu où Sa puissance se manifeste. Les premiers disciples n’impressionnaient ni par leur instruction ni par leur position sociale, mais ceux qui les rencontraient reconnaissaient qu’ils avaient été avec Jésus.


Voilà pourquoi la mission nourrit elle-même notre croissance spirituelle. En cherchant à conduire les autres vers le Christ, nous sommes continuellement ramenés à cette exigence intérieure : Lui ressembler davantage. Faire connaître Jésus n’est donc pas une activité ajoutée à la vie chrétienne ; c’est l’expression visible d’une communion qui grandit chaque jour avec Lui.


👉 Si telle est la nature du témoignage chrétien, quel chemin le Seigneur nous invite-t-Il à parcourir au fil des prochains jours pour devenir des témoins fidèles de Son amour ?

 

PLAN DE LA SEMAINE

Nous commençons par découvrir que tout croyant est appelé à être témoin, car nul ne peut vivre avec le Christ sans exercer une influence autour de lui.

Nous verrons ensuite que le véritable témoignage est ce qui déborde du cœur, lorsque celui-ci est rempli de l’amour de Dieu. Nous apprendrons que l’œuvre divine s’accomplit sans contrainte mais avec puissance, parce que Dieu attire sans jamais violenter les consciences.

Nous recevrons alors des conseils pour partager Jésus, afin que notre témoignage soit à la fois vrai, humble et empreint de sagesse. Notre réflexion nous conduira ensuite vers l’enfant égaré, rappelant que l’amour de Dieu ne renonce jamais à ceux qui se sont éloignés de Lui.

Nous entendrons enfin cet appel : « Ramenez-les, » en découvrant que notre vie, nos prières et notre persévérance peuvent devenir des instruments entre les mains de Dieu. La réflexion avancée conclura ce parcours en montrant que la mission et la croissance spirituelle ne sont pas deux réalités distinctes : plus nous demeurons en Christ, plus nous Le faisons connaître ; et plus nous cherchons à Le faire connaître, plus notre relation avec Lui s’approfondit.

 

🙏 Que le Saint-Esprit fasse tomber les masques qui obscurcissent le témoignage du Christ et forme en nous un cœur qui Lui ressemble.
 
Que notre communion avec Dieu devienne la source de nos paroles, de nos décisions et de nos relations.
 
Que notre lumière éclaire sans rechercher notre propre gloire, mais conduise ceux qui nous rencontrent vers le seul Sauveur.

 

Et que, tout au long de cette semaine, notre vie proclame avec fidélité Celui qui nous a appelés des ténèbres à Son admirable lumière.

 

ABONDANTES GRÂCES DE L’ÉTERNEL !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

CONNAITRE DIEU

EXAMEN DE CONSCIENCE

NOTRE CONDITION